Atelier d’écriture
et insertion |
Prendre
conscience que l’écrit est une des clés de
l’autonomie |
| Insertion et écriture :
Enjeux |
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Le
lien qui unissait la promotion sociale à la maîtrise
de l'écrit s'est effiloché depuis le milieu du 20e
siècle. Le développement d'autres supports culturels
a fait disparaître le monopole de l'écrit et masqué l'importance
de sa fonction sociale. Paradoxalement, l'exigence de la société vis-à-vis
de la maîtrise de l'écrit n'a cessé de croître. |
.Il
y a environ 150 ans, la grande majorité de
la population française ne maîtrisait pas
l'écrit. Pour autant, chacun
trouvait sa place dans la société. |
.Fin
19e-début 20e siècle, la maîtrise de l'écrit
devient un fantastique facteur d’ascension sociale. |
.Crise économique
des années 1970, le niveau de maîtrise de l'écrit
est un facteur de sélection pour la reconversion
des ouvriers licenciés. |
.En
1998 la loi relative à la lutte contre les exclusions présente
de façon explicite la non maîtrise de l'écrit
comme un facteur d'exclusion
sociale. |
La
maîtrise de l'écrit est passée du statut
d'ascenseur social à celui d'intégrateur social. |
L'écrit
n'est pas un apprentissage comme un autre puisque le niveau de
maîtrise de l'écrit d'une personne va conditionner
son degré d'insertion sociale. L’apprentissage de
l’écrit pose 2 questions : «Comment
apprendre ? » et « Pourquoi
apprendre ? » L’éducation
nationale a privilégié la première question
car répondre à la seconde paraissait évident à tous.
Ce n’est malheureusement plus vrai aujourd’hui pour
les nouvelles générations d’apprenants. |
Beaucoup
de jeunes, et surtout ceux qui sont en échec scolaire associent
majoritairement l'écriture à une activité scolaire.
Les notions de communication, d'expression, d'échange arrivent
bien après. Très peu associent ces activités à leur
insertion sociale et professionnelle, préoccupations, par
ailleurs, très présentes chez eux. |
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Une
approche ludique de développement personnel |
| Pourquoi un atelier d’écriture
? |
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Le
concept d’échec scolaire renvoie à une norme
de performance, d’où échec/réussite.
Les jeunes se comportent trop souvent comme on les a étiquetés.
A l’atelier d’écriture, ils se libèrent
de ce stéréotype paralysant. |
L'atelier
d’écriture propose aux personnes en difficulté des
outils pour changer leur regard sur l’écrit, ne plus
l’associer à l’école et en faire un outil
de vie. Il permet de se reconnecter à l’écriture,
de reprendre confiance en soi et de s’approprier la langue. |
La
langue est un lien, un outil, une démarche de réflexion
qui permet de se construire, de penser, c'est un moyen d’expression,
de compréhension, d’ordonnancement des idées.
L’écriture permet d’exprimer sa singularité et
de communiquer avec les autres et par là-même de se
socialiser. |
A
l’atelier d’écriture on n’apprend pas,
on expérimente. On se retrouve en compagnie d’un animateur
et d’un petit groupe de participants pour explorer, cheminer
avec les mots, loin des règles scolaires. Pas de mauvais
texte, pas de notation, pas de jugement. L’atelier s’appuie sur
des jeux, des échanges, l’imaginaire, la spontanéité. |
L'animateur
n'est pas un professeur. Son rôle est d’aider au déclenchement
de l'écriture, d’accompagner pour permettre à chacun
de découvrir sa propre originalité, sa musique intérieure.
Et peut-être donner à quelques-uns l’envie
de se remettre à l’apprentissage de la langue. |
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C’est
un lieu où l’on se découvre dans l’écho
du groupe, où les mots et l’écoute s’enrichissent
au contact des autres, où les idées, les questionnements
des participants, sont l’essence, le cœur de l’atelier. |
| Public |
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Cet
atelier s’adresse aux jeunes en échec scolaire, aux jeunes
ou adultes en insertion, à des personnes au RMI et à tout
public en difficulté face à l’écrit. |
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Les
mots pour avoir le monde à portée de main |
| Objectifs |
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Changer
sa relation à l’écrit |
Prendre
conscience que l’écrit est l'une des clés de
l'autonomie. |
Découvrir
le plaisir qui permet de changer sa relation à l’acte
d’écrire et se l’approprier. |
Vérifier
qu’on peut changer son regard par l’écriture,
le jeu, le rire, l’imaginaire. |
Expérimenter
son pouvoir sur l’écrit. |
Comprendre
son rapport à la langue, lui donner du sens, le modifier. |
Laisser
parler ses envies, sa colère, son imaginaire, sa sensibilité,
ses rêves. |
Valoriser
ses atouts |
S’ouvrir à son
potentiel créatif pour innover, se différencier. |
Développer
sa singularité, passer du collectif à l’individuel. |
Retrouver
la confiance en soi. |
Faire
de son émotivité une alliée au service d’un
mieux vivre. |
Oser
exprimer ses idées, se faire connaître et être
reconnu. |
| Animatrice |
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Méthodologie |
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Permettre
aux participants de développer leur potentiel au travers
de consignes d’écriture ciblées. |
Explorer
diverses formes d’expression. |
Utiliser
des outils de mise en relation, de communication et de production. |
Elargir
le champ de ses représentations. |
Se
doter de postures différentes, se mettre en scène. |
Laisser
parler ses envies, sa colère, son imaginaire, sa sensibilité,
ses rêves. |
S’ouvrir à son
potentiel créatif pour innover, se différencier. |
S’appuyer
sur l’hétérogénéité du
groupe. |
Confronter
le texte à la magie de la voix. |
Accompagner
le texte des autres, en développant l’écoute,
le partage. |
| Contenu |
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Contenu
adapté à l’enjeu du stage dans lequel il s’insère. Essentiellement
basé sur le jeu et la spontanéité pour
découvrir sa propre écriture et s’appuyer sur
sa singularité. Partir d’un mot existant ou imaginaire,
d’une idée, d’un objet, d’une courte lecture
de texte, d’une photo… Faire tourner les feuilles,
créer des personnages, échanger, laisser aller les
mots et se laisser surprendre. Explorer les cinq sens. Cheminer par
le jeu, le rire, l’émotion
pour libérer son imaginaire et entrer dans le monde de l’écrit. |
Calendrier |
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Atelier
court (2h30/3H par semaine) |
Atelier
long (1 journée par mois/trimestre) |
Immersion
(plusieurs jours consécutifs) |
A
la carte, inséré dans un parcours d’orientation
ou une formation |